NaNoWriMo

J’ai survécu au NaNoWriMo! Et encore mieux, j’ai gagné!

J’étais encore dans les tréfonds d’Internet fin Septembre quand j’ai lu pour la première fois le mot NaNoWriMo (késako?). Vu que je n’ai évidemment que ça à faire de regarder la signification d’acronymes bizarres, j’ai vite compris qu’en fait, une bande de doux dingues ( 300000 inscrits mondialement quand même pour cette année) se lancent le challenge d’écrire un roman entre le 1er et le 30 Novembre. Nombre de mots: 50000. Ce projet a été mis en place par une bande ( de dingues) d’amis auteurs à San Francisco en 1999. Pour participer il suffit de s’inscrire sur le site nanowrimo.org/ et ensuite d’écrire. Le but est bien la quantité et non forcément la qualité. Il faut avancer au maximum dans son récit sans se soucier des petites incohérentes, des informations pas spécialement justes etc. 50000 mots. T’as pas le temps de faire autre chose façon. Alors mon mois de Novembre…

J’avais prévenu mes meilleurs amis et ma famille que je serais encore plus associable que d’habitude, que je n’allais pas beaucoup dormir et que le but était de ne pas trop prendre de retard niveau cours. En même temps j’avais l’anniversaire de ma mère a préparer (et oui, il faut faire les choses bien), un petit voyage de quatre jours dans ma chère ville de Leeds, et une recherche de stage. Bilan au bout d’un mois: l’anniversaire c’est bon c’est fait, tout va bien. Même après seulement 96 heures en Angleterre j’ai fait une mini dépression ( laissez moi repartir vivre là-bas) et je n’ai toujours pas de stage. (Une cellule de crise se met en place).

Et niveau NaNo?

Comme vous pouvez le voir dans mes stats, mon écriture n’a pas été franchement régulière. Si l’on veut écrire la même quantité de mots par jour, la cible est de 1667 mots ce qui fait quatre pages. Et mine de rien c’est beaucoup. Il y a pas mal de gens qui consacrent les 12 mois de l’année à l’écriture et qui sont habitués à écrire tous les jours un nombre minimum de mots mais moi entre le master, le ciné, les séries télé et la lecture, écrire n’est pas forcément ma priorité. Donc dès la deuxième journée, j’étais en retard. Au bout de sept jours je commençais déjà à paniquer. Heureusement je suis allée à un write-in organisé à Lille ( le write-in est une invention fabuleuse; tu prends un groupe de personnes qui font le NaNo, tu les mets dans un même endroit et… Ben ils écrivent chacun sur leur ordinateurs. Une idée de génie…. Non, mais en fait, croyez le ou pas, c’est stimulant) et j’ai débloqué un peu mon compteur. Petite précision: je n’avais absolument aucune idée de ce dont je voulais parler. J’écris vraiment au fur et à mesure et je laisse faire les personnages. Le 31 octobre j’ai vaguement pensé à me dire que je devais au moins trouver une vague idée de personnages et d’intrigues mais c’était çà ou « Bonbon ou mauvais sorts »… Le 1er au soir je savais donc que ce serait un roman de science-fiction et que mon personnage principal était un adolescent génétiquement modifié. Voila voila.

Pendant quinze jours, j’ai lu les discours de motivations que des auteurs à succès écrivaient rien que pour nous, joyeux Wrimos en galère, je mettais à jour mon nombre de mots écrits tous les 50 nouveaux mots, je regardais les posts Tumblr en rapport avec NaNo, j’allais sur le forum. (cough procrastination cough). Bref, je mangeais, buvais et vivait NaNo, sauf que je n’écrivais pas. Et c’est un peu le but du délire. Pourtant on ne peut pas dire que je n’y pensais pas mais c’est dur d’écrire 1667 mots par jour. Le 23 novembre, à une semaine de la fin, j’avais 13500 mots de retard. J’avais écrit 25000 mots. Vous avez fait le calcul, je devais écrire en une semaine ce que j’avais écrit en trois. J’avoue que je l’ai eu dur. Je ne me suis pas inscrite sur le site pour gagner ( de toute manière il n’y a rien à gagner réellement) mais pour essayer de mener à bien un projet d’écriture de bout en bout. Se dire qu’il ne faut pas lâcher pendant 30 jours et qu’il faut écrire et écrire et encore écrire que ce soit très bon ou très mauvais. Je n’ai pas pensé à abandonner, à laisser mes personnages pour l’éternité au beau milieu d’un dialogue ou d’une scène d’action mais au contraire ce retard m’a boosté. J’ai vraiment pris le projet comme un challenge et tout ce qui m’importait c’était de refaire mon retard. Donc j’ai vraiment mis de côté les séries, pas de cinéma cette semaine, beaucoup moins de temps sur Facebook ( bon Twitter j’ai pas réussi) et aussi une règle toute simple: je n’allais pas dormir avant d’avoir écrit 3000 mots de la journée. C’est fou ce qu’une montre et une envie désespérée de se rouler dans sa couette peut faire pour la concentration. J’ai écris entre 4000 et 5000 mots chaque jour pendant une semaine. A 24h de la fin j’étais sûre de réussir le pari. Et j’ai savouré. J’ai pris mon temps pour écrire les 10000 derniers mots sur deux jours et j’ai fini quatre heures avant minuit.

C’est assez incroyable ce sentiment que tu as quand tu scrolles tes pages et tes pages de texte et que tu te dis que oui tu l’as fait et que tu en es capable. Tu sais que c’est plein de fautes, que certaines phrases sont absolument nulles et que pour être le résultat final est pas extraordinaire mais c’est pas grave parce que tu as écrit ces putains de 50000 mots !

J’ai passé les trois premiers jours de Décembre à me reposer, à fermer pour la première fois le logiciel que j’utilise pour écrire, à rattraper mon retard sur mes séries ( on ne se refait pas) et pour dire à tout ce que çà intéressait que oui j’étais encore en vie. J’ai déjà décidé de reprendre mon manuscrit lundi prochain, partiels ou pas, et d’écrire 1000 mots par jour en Décembre. Mon roman n’en est qu’à son tout début, je pense qu’il va me falloir au moins 150000 mots de plus pour avoir une histoire avec un début et une fin ( au moins une fin partielle, c’est un gros projet qui serait en plusieurs tomes). J’espère que je pourrais atteindre cet objectif vers avril-mai pour pouvoir faire deux mois d’édition entre aout et septembre prochain et ensuite me reposer un peu avant l’édition 2014 de NaNoWriMo.

Après juste une participation, je ne suis pas une experte mais le projet NaNoWriMo représente pour chacun quelque chose de différent, les 50000 mots sont un but mais ce n’est pas celui qui réussit pour tout le monde. J’ai vu sur les forums que des gens avaient atteint en une journée les 50k, certains cherchent à en écrire 250k, certains seront très heureux de réussir à en écrire 20k. Le principal est de créer, d’écrire et s’exprimer à travers la littérature d’une manière ou d’une autre.

(Ce texte fait 1169 mots. Les effets secondaires sont importants.)

I run this website to share my love for TV shows. I'm a French native but I write in English to challenge myself to write few articles every week and at least I write about something I'm passionate about :)

Be first to comment