Book review: Reality Boy de A.S King

Reality Boy

Sorti en octobre 2013, pas encore disponible en français

Synopsis: Gerald Faust voit débarquer à 5 ans une équipe de télé-réalité à la Super Nanny car ses parents n’arrivent  pas à gérer ses crises de colère. Douze ans après, il n’a jamais réussi à reprendre le controle de sa vie, tout le monde le connaissant comme le Chieur (pour faire part de son mal être devant les caméras il se soulageait partout dans la maison, table à manger, garde robe de sa mère et sa soeur,…). Il lutte constamment pour ne pas exploser, n’a aucun ami, a la famille la plus dysfonctionnelle qui existe. Personne ne voit qu’il essaye de reprendre sa vie en main, tout le monde attend le geste de trop qui l’enverra en prison. Mais Gerald veut devenir meilleur et commence à croire à un futur qu’il avait toujours pensé inaccessible.

J’ai un avis assez partagé sur ce livre. Après Fangirl et Forgive Me, Leonard Peacock  c’est le troisième livre que je lis cette année avec un personnage principal complètement « fucked up ».
Il y a à la fois le côté narratif impeccable de King ( pas Stephen), niveau écriture y a rien à dire mais ensuite c’est bourré de « pipi-caca », de vulgarité et de Fuck en italique et en %*# qui sont un peu pénibles.
Le livre navigue entre le présent où Gerald a 17 ans et les flash-back où il à 5 ans et l’équipe télé est chez lui mais toujours avec son point de vue d’adolescent. La balance fonctionne bien et les deux parties sont intéressantes.
Evidemment c’est une énorme satire de la télé-réalité qui oublie souvent le terme réalité en route. On voit à quel point la vie de Gerald est scénarisée, on refait se battre les enfants pour avoir une bonne prise, des jours entiers de tournage ne sont pas diffusés,… Mais le plus gros problème pour Gerald c’est de ne pas avoir réussi à tourner la page puisque tout le monde le connaît et pense que son comportement était ce qui était montré à la télé. On a aussi une immersion dans la cruauté des adolescents entre eux au lycée et l’impuissance complète des parents.

 

Parce que si la vie de Gerald est devenue un enfer ce n’est pas tant à cause de la télé ou de son surnom de Chieur mais bien à cause de sa psychopathe de soeur qui passe sa vie à essayer de le tuer ( littéralement) sous le nez de ses parents, impassibles. Gerald est donc complètement seul (son autre sœur a fait ses valises dès que possible pour changer de continent) et passe son temps à essayer de ne pas exploser de rage et de frustration au lycée, chez lui, au boulot, tout le temps, partout.
Il va rencontrer une fille, Hannah, qu’il ne peut pas fréquenter parce qu’il est tout cassé à l’intérieur mais qui va quand même petit à petit se faire une place dans sa vie, jusqu’à ce qu’ils s’en aillent à deux: lui de sa soeur et de sa mère, elle de ses parents tyranniques et dépendants. Entre contrôle de soi et amour naissant, Gerald va devoir apprendre à s’ouvrir au monde.

 

C’est à la fois très dérangeant et complétement fascinant. J’ai mis beaucoup de temps à m’intéresser vraiment à Gérald mais une fois que le déclic s’est fait, impossible de lâcher le bouquin.

 

Petits extraits:

 

– « But what’s crazy and what’s sane when everything is possible and yet nothing happens? »

 

 

-« I don’t know. Something snapped, I guess. After five years of locking myself in my room with no one remotely concerned about that fact, and then a year and an half of being called the Crapper, I ate a kid’s face. Sometimes, these things happen. »

 

-« Everybody’s so full of shit. – Jane’s Addiction »

 

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