Book Review: Forgive Me, Leonard Peacock de Matthew Quick

Forgive Me...

Sorti en Aout 2013, pas encore disponible en français

4e roman de Matthew Quick, auteur du maintenant célèbre Silver Linings Playbook (brillamment traduit en France par Happiness Therapy), Forgive Me, Leonard Peacock est un roman à la première personne qui dure pendant les 24h du 18e anniversaire de Leonard Peacock, un adolescent brillant mais suicidaire. Son seul but pour cette journée: tuer un de ses camarades puis lui-même avec le pistolet de son grand-père.

On suit quasiment minute par minute la journée de Leonard, ses pensées, et ses dernières actions : donner des cadeaux aux quatre personnes qui comptent pour lui: son seul vrai ami, un octogénaire qui vit a coté de chez lui et avec qui il passe son temps a regarder des films de Bogart, un élève Iranien, prodigue du violon qu’il a écouté jouer tous les midis pendant des années, une fille de son âge obsédée par Jesus et qui passe son temps libre à distribuer des tracts pour convertir les gens et son prof d’Allemand qui est le seul à bien le traiter au lycée.
Son seul but: éliminer Asher Beal. Mais d’abord il doit offrir ses cadeaux, dire au revoir et s’excuser, il n’est pas assez fort pour rester.

Que vous ayez une bonne ou mauvaise journée, la lecture de ce livre vous rendra misérable, probablement en train de pleurer et d’implorer silencieusement que quelqu’un aide Leonard.
Des le premier chapitre on connait les intentions du jeune homme, il emballe l’arme dans un papier cadeau pour éviter de se faire repérer et va passer la journée a trimballer le pistolet, mettons le lecteur à cran.

Leonard est plein de contradiction, il est extrêmement intelligent, cultivé, curieux et mature. Mais au fil du livre on va comprendre ce qui l’amène à sa situation. (Pas de spoiler mais ce n’est clairement pas un livre pour enfant ni jeune ado).

On suit donc le garçon de son réveil à la fin du jour, impossible de s’éloigner des pages, à la fois terrifiés par ce qu’il s’apprête à faire, l’envie de le prendre dans nos bras et lui dire que ca va aller et le sentiment de malaise de se mettre dans la tête d’un individu qui pense à plusieurs reprises à ouvrir le feu dans une ecole et pourtant se sentir proche de lui.
Mais Asher est sa seule cible.

On alterne les chapitres entre la progression de la journée, des flash-blacks où Leonard raconte ses souvenirs et des lettres du futur (incompréhensibles au début mais on a l’explication vers le milieu de l’oeuvre).

Leonard a l’habitude de mettre un costume ( qu’il appelle son costume d’enterrement) et de prendre les transports en commun aux heures de pointe pour voir si les adultes sont heureux, si grandir vaut vraiment la peine. Et tous les jours il est confronté à des visages fermés, des gens fatigués et clairement pas satisfaits. S’il peut les comprendre en allant au travail, il ne comprend pas qu’ils aient l’air encore plus misérables quand ils rentrent chez eux « vers une vie qu’ils ont choisi ». C’est pendant une de ses expéditions qu’il rencontre Lauren, dont les parents lui font l’ecole à la maison et qui n’a qu’une passion dans la vie: la religion. Il va désirer la jeune fille jusqu’a assister à une messe dans son église, pourtant complètement athée. La rejection de la jeune fille va ajouter à son mal-être.

Leonard est déterminé à tuer Asher et à se suicider, mais on se prend à espérer lorsqu’il se met à penser que si une unique personne se souvenait et lui souhaitait son anniversaire peut-être que ça le rendrait suffisamment heureux pour renoncer à son plan. Alors toi entre deux larmes tu en viens a t’accrocher à ton livre et a te dire qu’il y en a bien un qui va comprendre, qui va voir qu’il est encore plus mal que d’habitude et qu’il sera sauvé.

Forgive Me, Leonard Peacock est une belle claque, un de ses livres dont il ne faut pas passer à coté et qui vous fera sans douter verser quelques larmes.

As usual, quelques extraits:

« Don’t do it. Don’t go to that job you hate. Do something you love today. Ride a roller coaster. Swin in the ocean naked. Go to the airport and get on the next flight to anywhere just for the fun of it. Maybe stop a spinning globe with your finger and then plan a trip to that very spot; even if it’s in the middle of the ocean you can go by boat. Eat some type of ethnic food you’ve never even heard of. Stop a stranger and ask her to explain her greatest fears and her secret hopes and aspirations in detail and then tell her you care because she is a human being. Sit down on the sidewalk and make pictures with colorful chalk. Close your eyes and try to see the world with you nose – allow smells to be your vision. Catch up on your sleep. Call an old friend you haven’t seen in years. Roll up your pant legs and walk into the sea. See a foreign film. Feed squirrels. Do anything! Something! Because you start a revolution one decision at a time, with each breath you take. Just don’t go back to that miserable place you go every day. Show me it’s possible to be an adult and also be happy. Please. This is a free country. You don’t have to keep doing this if you don’t want to. You can do anything you want. »

« Was God really both all powerful and emotionally needy? »

« Maybe it was the type of high only kids can understand. There wer hundreds of adults drinking alcohol and gambling and smoking that night, but I bet none of them felt the high Asher and I did. Maybe that’s why adults drink, gamble and do drugs – because they can’t get naturally lit anymore. Maybe we lose that ability as we get older. »

« You’re different. And I’m different too. Different is good. But different is hard. Believe me, I know. »

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